Outil en ligne · Loi brésilienne de résolution

Chantier en retard ? Calculez votre indemnisation.

Une fois la tolérance de 180 jours dépassée, ce que le promoteur doit dépend de la date de signature : pour les contrats signés à partir du 28 décembre 2018, le repère légal est de 1 % du montant payé par mois de retard ; pour les contrats antérieurs, le repère est la clause pénale de votre contrat. Saisissez la date et voyez quel régime s’applique à votre cas.

⚠ Ne remplace pas un avocatEstimation initiale et pédagogique. Ni un résultat positif ni un résultat négatif ne remplace un examen professionnel de votre contrat et de vos justificatifs.
Tolérance de 180 joursUne tolérance allant jusqu’à 180 jours calendaires doit être expressément convenue, de manière claire et visible. Saisissez le retard déjà mesuré après la tolérance valable ; l’outil ne valide ni la clause ni ne déduit automatiquement 180 jours.
Fondement juridique et date charnièreArt. 43-A, §2, de la Loi nº 4.591/64 (Loi de résolution — Loi nº 13.786/2018) : 1 % par mois sur les montants effectivement payés, avec correction monétaire. C’est le repère pour les contrats signés à partir du 28 décembre 2018 ; pour les antérieurs, la clause pénale du contrat gouverne.
Votre situation

Pourquoi la date compte : le repère de 1 % par mois a été créé par la Loi nº 13.786/2018, en vigueur depuis le 28 décembre 2018. Les contrats signés à partir de cette date la suivent ; les contrats antérieurs suivent la clause pénale du contrat lui-même, et pour ceux-là le calculateur n’affiche aucun pourcentage.

Ne saisissez que des mois complets après la fin de la tolérance valable de votre contrat. L’outil ne déduit pas la tolérance : 180 jours calendaires ne font pas nécessairement six mois. Les mois partiels exigent un calcul au prorata des jours.

Le promoteur est en retard.
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Comment nous calculons

La formule, l’article et la date de révision.

L’arithmétique. Elle ne s’exécute que si la date de signature saisie est le 28 décembre 2018 ou après. Dans ce cas : indemnité mensuelle = montant effectivement payé × 1 % ; total estimé = indemnité mensuelle × le nombre de mois de retard saisi. En code : monthly = paid × 0.01 et total = monthly × months. Rien d’autre n’entre en compte : le calculateur n’applique aucune correction monétaire, ne calcule pas d’intérêts et n’ajoute pas d’autres pertes. Pour l’option de résolution, il ne calcule rien du tout — il répète simplement le montant saisi comme payé, suivi d’un signe plus. Si la date est antérieure au 28 décembre 2018, l’outil ne multiplie rien par 1 % : il renvoie à la lecture de la clause pénale du contrat, car il n’existe aucun pourcentage légal à appliquer.

Le fondement est l’art. 43-A de la Loi nº 4.591/1964, ajouté par la Loi nº 13.786/2018 (la « Loi de résolution »). Le texte principal prévoit que la livraison « dans un délai de 180 (cent quatre-vingts) jours calendaires à compter de la date contractuellement fixée comme date prévue d’achèvement de l’immeuble, à condition que cela soit expressément convenu, de manière claire et visible », ne donne à l’acheteur aucun motif de résolution et ne déclenche aucune pénalité pour le promoteur. Le § 2 est la source du 1 % : une fois ce délai dépassé et sans résolution, « l’acheteur régulier se verra devoir, lors de la livraison de l’unité, une indemnisation de 1 % (un pour cent) du montant effectivement payé au promoteur pour chaque mois de retard, pro rata die, corrigée selon l’indice prévu au contrat ». Le § 1 couvre l’autre voie : l’acheteur qui n’a pas causé le retard peut résoudre le contrat, avec restitution de la totalité des montants payés et de la pénalité convenue, dans un délai de 60 jours calendaires, corrigée selon le § 8 de l’art. 67-A. Et le § 3 interdit de cumuler les deux — l’indemnité mensuelle du § 2 traite l’exécution tardive, tandis que la pénalité du § 1 traite l’inexécution totale. Tout ce régime, toutefois, n’atteint que les contrats signés à partir du 28 décembre 2018, pour la raison qu’explique le point suivant.

La date charnière : le 28 décembre 2018

La Loi nº 13.786/2018 a été publiée au Journal officiel fédéral le 28 décembre 2018 et, selon son art. 4, est entrée en vigueur à la date de sa publication. C’est pourquoi le repère de 1 % par mois de l’art. 43-A, §2, est la référence légale pour les contrats signés à partir du 28 décembre 2018. Pour les contrats antérieurs, le Superior Tribunal de Justiça (STJ), en jugeant les recours répétitifs sur le retard de chantier, a jugé que la Loi nº 13.786/2018 ne s’applique pas aux contrats signés avant son entrée en vigueur (REsp 1.498.484/DF, Seconde Section, jugé le 22 mai 2019), sur le fondement de l’art. 5, XXXVI, de la Constitution et de l’art. 6, §2, de la Loi d’introduction aux règles du droit brésilien (LINDB) — position reprise par les formations de jugement (REsp 1.947.698/MS, Quatrième Section, jugé le 8 mars 2022). Une précision, pour éviter une lecture erronée courante : cette non-rétroactivité figure dans la motivation et le résumé de l’arrêt de principe, et n’est pas une thèse de recours répétitif autonome.

Dans un contrat signé avant le 28 décembre 2018, le repère de l’indemnisation du retard est donc la clause pénale du contrat lui-même : dans le Thème 970 (REsp 1.498.484/DF, Seconde Section, jugé le 22 mai 2019), le STJ a jugé que la clause pénale moratoire sert à compenser l’exécution tardive de l’obligation et que, en règle, lorsqu’elle est fixée à un montant équivalent à la valeur locative, elle exclut son cumul avec la perte de gains. Si la clause fixe 0,5 %, c’est 0,5 %. Et lorsqu’un contrat d’adhésion ne prévoit une clause pénale que pour l’inexécution de l’acheteur, le Thème 971 (REsp 1.614.721/DF et 1.631.485/DF, Seconde Section, jugé le 22 mai 2019) exige que cette clause serve à fixer l’indemnisation pour l’inexécution du vendeur, les obligations hétérogènes étant converties en argent par évaluation judiciaire. Le jugement du Thème 970 consigne également le pouvoir et le devoir du juge de réviser équitablement la clause pénale (art. 413 du Code civil), même d’office. Rien de tout cela ne s’estime par une formule : cela dépend de la lecture du contrat.

Un exemple chiffré

Un contrat signé après le 28 décembre 2018 — le cas où l’art. 43-A, §2, s’applique. Supposons 300 000 R$ effectivement payés et cinq mois complets de retard indemnisable déjà établis après le délai contractuel applicable. L’outil ne déduit pas de dates calendaires et ne valide pas la clause de tolérance. L’indemnité mensuelle est de 300 000 R$ × 1 % = 3 000 R$, et le total estimé est de 15 000 R$. Les pertes supplémentaires exigent une preuve et une appréciation du droit et du cumul permis, sans compenser deux fois la même perte. L’article 43-A, § 3, interdit d’ajouter la pénalité de résolution à l’indemnité mensuelle de retard. Si le même contrat avait été signé avant le 28 décembre 2018, cette ligne de 1 % n’existerait pas : sa place est prise par la clause pénale du contrat.

Les pertes supplémentaires exigent une preuve et une appréciation du droit et du cumul permis, sans compenser deux fois la même perte. L’article 43-A, § 3, interdit d’ajouter la pénalité de résolution à l’indemnité mensuelle de retard. Le total est une simulation soumise à ses hypothèses, et non un montant minimal garanti.

Ce que l’estimation exclut

La loi compte le retard pro rata die ; le calculateur travaille en mois entiers — le nombre que vous saisissez. C’est une simplification adoptée ici, et la loi ne la fixe pas. Sont également exclus : la correction monétaire (qui suit l’indice de votre contrat, et non un indice général), les intérêts, le loyer payé pendant le retard, la pénalité contractuelle et tout dommage moral. Le total est une simulation soumise à ses hypothèses, et non un montant minimal garanti.

Il y a aussi ce que l’outil ne vérifie pas. Il présume que votre contrat contient la clause de tolérance expresse, claire et visible exigée par le texte principal — sans elle, les 180 jours ne s’appliquent pas. Il ne vérifie ni que vous êtes à jour dans vos mensualités, condition du § 2, ni que l’unité a été livrée, moment où l’indemnité devient exigible. Et il suppose une incorporation immobilière (incorporação imobiliária) : un terrain acheté dans un lotissement relève de la Loi nº 6.766/1979, dont l’art. 32-A, également ajouté par la Loi nº 13.786/2018, traite de la résolution pour inexécution de l’acheteur et ne fixe aucun repère de 1 % par mois.

Fondement juridique : Loi nº 4.591/1964, art. 43-A, texte principal et §§ 1 à 3, ajouté par la Loi nº 13.786/2018 (en vigueur depuis le 28 décembre 2018) · Contrats antérieurs : STJ, REsp 1.498.484/DF, Seconde Section, jugé le 22 mai 2019 (Thèmes 970 et 971) · Sources : planalto.gov.br et stj.jus.br · Page révisée le 22 août 2026
Questions et réponses

Retards de chantier au Brésil : connaissez vos droits.

La clause de tolérance de 180 jours est-elle vraiment valable ?

Une tolérance allant jusqu’à 180 jours calendaires doit être expressément convenue, de manière claire et visible. Saisissez le retard déjà mesuré après la tolérance valable ; l’outil ne valide ni la clause ni ne déduit automatiquement 180 jours.

Comment se calcule l’indemnisation du retard de chantier ?

Cela dépend de la date de signature du contrat. Pour les contrats signés à partir du 28 décembre 2018, le repère est l’art. 43-A, §2, de la Loi nº 4.591/64, ajouté par la Loi nº 13.786/2018 : 1 % du montant effectivement payé au promoteur par mois de retard, compté après le délai contractuel applicable, avec correction monétaire. Exemple : une personne ayant payé 300 000 R$ et subi un retard de 8 mois peut réclamer environ 24 000 R$. Pour les contrats signés avant le 28 décembre 2018, ce pourcentage ne s’applique pas automatiquement — le montant résulte de la clause pénale du contrat.

Mon contrat a été signé avant le 28 décembre 2018. Le 1 % par mois s’applique-t-il ?

Pas automatiquement. L’art. 43-A de la Loi nº 4.591/64 a été ajouté par la Loi nº 13.786/2018, entrée en vigueur le 28 décembre 2018, et le Superior Tribunal de Justiça (STJ), en jugeant les recours répétitifs sur le retard de chantier, a jugé que la Loi nº 13.786/2018 ne s’applique pas aux contrats signés avant son entrée en vigueur (REsp 1.498.484/DF, Seconde Section, jugé le 22 mai 2019). Dans ces contrats, le repère de l’indemnisation du retard est la clause pénale du contrat lui-même — si elle fixe 0,5 %, c’est 0,5 %. Lorsque le contrat ne prévoit une clause pénale que pour l’inexécution de l’acheteur, cette clause sert à fixer l’indemnisation due par le vendeur, et les obligations hétérogènes sont converties en argent par évaluation judiciaire (Thèmes STJ 970 et 971). C’est pourquoi la lecture du contrat est essentielle.

Et si je ne veux plus du bien ?

Une fois la tolérance dépassée, l’art. 43-A, §1, de la Loi nº 4.591/64, ajouté par la Loi nº 13.786/2018, prévoit que l’acheteur qui n’a pas causé le retard peut résoudre le contrat, avec restitution de la totalité des montants payés et de la pénalité convenue, dans un délai de 60 jours calendaires. Cette règle s’applique aux contrats signés à partir du 28 décembre 2018 ; pour les contrats antérieurs, les conséquences de la résolution dépendent de ce que le contrat prévoit et de l’examen du cas. Choisir entre indemnisation et résolution dépend de vos objectifs et mérite une analyse professionnelle.

Quels documents me faut-il ?

Le contrat d’achat (avec la date de livraison et la clause de tolérance), la preuve de tout ce que vous avez payé (bordereaux, virements, financement), le permis d’habiter ou les communications du promoteur sur la livraison, et les messages/e-mails sur le retard. Avec cela, le calcul exact et la stratégie sont rapidement prêts.

Existe-t-il un délai pour agir ?

Oui — les demandes sont soumises à des délais de prescription qui varient selon le type de demande (en règle jusqu’à 10 ans pour les obligations contractuelles, bien que certains tribunaux appliquent des délais plus courts). Plus vous agissez tôt, moins vous risquez de perdre des montants. Consultez un avocat dès que possible.

Ce calculateur remplace-t-il l’analyse d’un avocat ?

Non — en aucun cas. L’estimation est pédagogique et repose uniquement sur ce que vous saisissez. Le montant réel dépend du contrat, des justificatifs de paiement, de la correction monétaire et des pertes supplémentaires prouvables (comme le loyer que vous avez dû payer). Un avocat doit examiner votre cas précis.