Droit des sociétés et des affaires

Qui peut signer pour la société ? Comment la clause de gestion du contrat social répartit les pouvoirs entre associés

Comment définir qui gère et signe pour une société brésilienne : pouvoirs, limites monétaires, signatures conjointes, nominations et coordination avec le pacte d'associés.

Qui peut signer pour la société ? Comment la clause de gestion du contrat social répartit les pouvoirs entre associés
En résumé

La clause de gestion du contrat social (contrato social) identifie les gérants et définit leurs pouvoirs de gestion et de signature. Elle peut répartir les responsabilités par domaine, fixer des limites monétaires et exiger des signatures conjointes pour les opérations sensibles. Dans une société à responsabilité limitée brésilienne, le silence du contrat social ne signifie pas que chaque associé a un pouvoir illimité : les nominations et les règles légales applicables doivent être vérifiées. L'enregistrement et la communication des pouvoirs comptent, mais n'éliminent pas tous les risques envers les tiers.

Toute société commence par une question que peu de chefs d'entreprise prennent le temps de trancher par écrit : qui peut signer pour la société, et jusqu'où s'étend ce pouvoir ?

Tant que la société est petite et que les associés s'entendent, la réponse semble évidente — « nous décidons ensemble ». Le problème survient plus tard : lorsqu'un associé conclut seul un contrat d'un million de réais, lorsque la banque demande qui a pouvoir sur le compte, lorsque deux associés sont en désaccord sur une vente, ou lorsque l'un d'eux doit s'absenter et que personne ne sait qui reprend quoi.

La clause de gestion du contrat social identifie qui gère la société, ce qu'ils peuvent décider individuellement et ce qui exige une approbation ou des signatures conjointes. Une rédaction claire soutient les opérations quotidiennes et réduit l'incertitude sur les pouvoirs et la responsabilité. Les omissions peuvent contribuer à des contrats contestés, des comptes sans représentant autorisé et des transactions bloquées. La solution est une structure adaptée à l'entreprise et soutenue par des contrôles opérationnels, pas un nombre fixe de paragraphes.

Cet article explique les clauses qui limitent les pouvoirs, les clauses qui répartissent les responsabilités dans des domaines précis, et leurs effets sur les relations avec les banques, les registres, les cocontractants et la société elle-même.

Que dit la loi lorsque le contrat social est silencieux ?

L'article 1.013 du Code civil brésilien prévoit la gestion séparée par chaque associé dans une sociedade simples lorsque le contrat social est silencieux ; ces règles peuvent s'appliquer à titre supplétif selon le régime juridique de la société. Cela ne signifie pas que tout associé de tout type de société peut engager l'entreprise sans limites.

A sociedade limitada, la société à responsabilité limitée brésilienne, est gérée par une ou plusieurs personnes, associées ou non, nommées dans le contrat social ou par acte distinct selon l'article 1.060. Les conditions de nomination et d'éligibilité doivent être remplies avant l'exercice de la fonction.

Avant d'accepter une signature, vérifiez le contrat social actuel, les documents de nomination et les pouvoirs de signature. Les règles supplétives et les décisions réservées aux associés comptent également. Une clause claire évite de confondre la détention d'une participation avec un pouvoir général de contracter pour la société.

Comment un gérant est-il nommé : dans le contrat social ou par acte distinct ?

Un gérant (administrador) peut être nommé dans le contrat social ou par acte distinct. Le choix affecte la nomination, l'acceptation de la fonction et les changements ultérieurs ; il ne garantit pas en soi un droit indéfini à rester en fonction.

  • Nomination dans le contrat social : le gérant est identifié dans le contrat social, de sorte que les changements correspondants exigent une modification conforme aux règles applicables.

  • Nomination par acte distinct : le gérant entre en fonction en signant une acceptation dans le registre des procès-verbaux de gestion. Si elle n'est pas signée dans les 30 jours suivant la nomination, la nomination devient caduque. Dans les dix jours suivant l'entrée en fonction, le gérant doit demander l'enregistrement auprès du registre compétent (article 1.062). Ce sont des délais différents avec des points de départ différents.

Les seuils de vote ont changé ces dernières années. Voici les principales règles légales pour une limitada, sous réserve des clauses valables du contrat social et des formalités de décision requises :

Situation Seuil de vote légal
Nomination d'un gérant non associé alors que le capital n'est pas encore intégralement libéré au moins 2/3 des associés
Nomination d'un gérant non associé une fois le capital intégralement libéré plus de la moitié du capital social
Révocation d'un associé nommé gérant dans le contrat social plus de la moitié du capital social (sauf clause contraire du contrat social)
Modification du contrat social (y compris la clause de gestion) plus de la moitié du capital social

La loi nº 13.792/2019 a changé la règle de révocation de l'associé nommé gérant dans le contrat social. La loi nº 14.451/2022 a changé les règles de nomination des gérants non associés et les seuils de vote pour les modifications. Les bases de vote et les étapes pertinentes doivent être distinguées : un seuil légal plus bas ne prévaut pas automatiquement sur un seuil plus élevé valablement convenu. Les contrats sociaux anciens doivent être revus pour distinguer les références légales obsolètes des choix contractuels qui restent effectifs.

Quelles sont les trois façons d'organiser la gestion ?

La gestion peut être organisée par pouvoir individuel, pouvoir conjoint ou responsabilités réparties par domaine, y compris des combinaisons de ces structures. Le choix dépend des opérations, des risques et des contrôles. Les exemples ci-dessous sont illustratifs et exigent une adaptation juridique; ce ne sont pas des clauses prêtes à l'emploi pour toute société.

1. Gestion avec pouvoir individuel

Un ou plusieurs gérants peuvent agir individuellement dans les limites des pouvoirs assignés à chacun. Le pouvoir individuel ne signifie pas nécessairement un gérant unique ni des pouvoirs illimités.

Fonctionne bien lorsque : les opérations exigent de la rapidité et que les pouvoirs, les limites monétaires et les décisions réservées aux associés sont clairement définis, y compris lorsque investisseurs et gérants ont des rôles différents.

Risque : une autonomie excessive sans contrôles peut permettre à une personne d'assumer des obligations significatives sans vérifications appropriées.

Formulation illustrative : « La société sera gérée par [NOM], qui pourra agir individuellement dans les matières de gestion et de représentation dans le cadre de ses pouvoirs, sous réserve des limites du présent contrat social et des matières réservées par la loi aux associés. »

2. Gestion conjointe

Pour les actes spécifiés, deux gérants ou plus doivent signer conjointement. Le contrat social doit identifier ces actes et tenir compte des exceptions légales applicables : l'article 1.014, lorsqu'il s'applique, permet les situations d'urgence où l'omission ou le retard pourrait causer un dommage grave ou irréparable.

Fonctionne bien lorsque : les associés détiennent des participations équilibrées et veulent un contrôle mutuel, notamment sur les décisions financières.

Risque : la lenteur. Si tout exige des signatures conjointes, les opérations quotidiennes s'arrêtent — imaginez devoir obtenir deux signatures pour payer la facture d'électricité.

Formulation illustrative : « Les gérants [NOM 1] et [NOM 2] agiront conjointement dans les matières de gestion et de représentation définies dans la présente clause, sous réserve du pouvoir individuel et des exceptions légales applicables. »

3. Gestion par domaine (responsabilités réparties par associé)

Au lieu de soumettre chaque décision à une règle unique, le contrat social répartit les responsabilités par domaine d'activité entre des gérants dûment nommés.

Cela peut être utile aux petites et moyennes entreprises aux compétences complémentaires : un gérant s'occupe des ventes, un autre des finances. Chacun décide et signe dans le cadre de ses pouvoirs ; les opérations importantes peuvent exiger une action conjointe ou l'approbation des associés.

Formulation illustrative : « [NOM 1] sera responsable de la gestion commerciale et opérationnelle, y compris les contrats avec clients et fournisseurs jusqu'à R$ [MONTANT] par opération ; [NOM 2] sera responsable de la gestion financière et administrative dans les limites du présent contrat social. Les actes dépassant ces pouvoirs exigent l'approbation prescrite ou la signature conjointe. »

La combinaison appropriée dépend de l'entreprise. Répartir les responsabilités par domaine peut à la fois limiter les pouvoirs et donner de l'autonomie aux gérants dans des matières précises.

Quelles clauses limitent le pouvoir de chaque associé ?

Les limites établissent des contrôles pour empêcher les gérants d'excéder leurs pouvoirs. Elles doivent être précises, licites et cohérentes avec les règles de représentation de la société. Quatre catégories méritent l'attention :

a) Limites monétaires. Chaque gérant peut contracter individuellement jusqu'à un plafond ; au-delà, la signature conjointe ou l'approbation spécifiée est requise. Les opérations liées doivent être considérées ensemble pour empêcher le fractionnement artificiel.

« Les actes impliquant des obligations supérieures à R$ [MONTANT] exigent la signature des deux gérants. »

b) Actes exigeant des signatures conjointes. Indépendamment du montant, le contrat social peut exiger des signatures conjointes pour les emprunts, garanties, titres négociables ou certaines opérations bancaires. La clause doit être coordonnée avec les pouvoirs enregistrés, les procédures de la banque et les exigences légales.

c) Actes interdits ou exigeant l'approbation des associés. Certaines décisions sortent de la gestion ordinaire et appellent une résolution collective. Il est prudent de les énumérer expressément, par exemple :

  1. la vente ou le gage d'immeubles ;

  2. l'octroi de garanties sur titres négociables (aval), le cautionnement (fiança) ou d'autres sûretés pour des obligations de tiers ;

  3. la souscription de financements au-dessus d'un certain montant ;

  4. l'ouverture ou la fermeture de succursales ;

  5. l'admission de nouveaux associés ou la conclusion de contrats à long terme.

Formulation illustrative : « Les gérants ne peuvent consentir d'aval, de cautionnement ou d'autre sûreté au nom de la société pour des obligations de tiers sans l'approbation sociale requise, sans préjudice de la responsabilité selon la loi applicable. »

d) Objet social et pouvoirs. L'objet social et les pouvoirs des gérants doivent être cohérents. Toutefois, le paragraphe unique de l'article 1.015 a été abrogé par la loi nº 14.195/2021 et ne doit pas être cité comme la règle actuelle sur l'excès de pouvoir. Un acte hors de l'objet social ne cesse pas automatiquement de lier la société : la représentation, le droit en vigueur et la bonne foi du tiers doivent être évalués.

Ces clauses réduisent le risque qu'une personne engage le patrimoine de la société sans contrôles appropriés. Elles ne garantissent pas que tout acte non autorisé sera inopposable aux tiers.

Quelles clauses étendent ce que chaque associé peut faire ?

Les clauses répartissant les pouvoirs clarifient qui peut faire quoi et aident à organiser les opérations dans des limites définies. Elles peuvent couvrir cinq domaines :

a) Attribution de domaines précis à chaque associé. C'est la traduction pratique de la gestion séparée : le contrat social nomme formellement l'associé responsable de chaque front (ventes, finances, opérations, juridique, RH), avec le pouvoir de décider et de signer dans son champ. Cela apporte autonomie avec responsabilité et rend le pouvoir de décision plus facile à vérifier.

b) Nomination d'un gérant non associé. Une limitada peut nommer des gérants professionnels. L'article 1.061 exige l'approbation d’au moins deux tiers des associés tant que le capital n'est pas intégralement libéré ; ensuite, l'approbation des détenteurs de parts représentant plus de la moitié du capital social est requise. Les conditions d'éligibilité et les formalités de nomination doivent également être vérifiées.

c) Dispositions pour l'absence ou l'empêchement. Le contrat social peut préciser comment un autre gérant dûment nommé assume temporairement certaines attributions. Le déclencheur, la durée, les pouvoirs et les approbations doivent être définis ; ce n'est pas une délégation sans restriction de la fonction elle-même.

Formulation illustrative : « Pendant l'absence temporaire documentée d'un gérant, l'autre gérant peut accomplir les actes spécifiés dans la présente clause, dans ses limites et pour la période indiquée, sans assumer de fonctions indélégales ni dispenser des approbations légales. »

d) Délégation de pouvoirs précis. L'article 1.018 interdit au gérant de substituer une autre personne dans l'exercice de la fonction, mais permet la nomination de fondés de pouvoir dans le cadre des pouvoirs propres du gérant, en précisant les actes et opérations autorisés. Une procuration peut couvrir, par exemple, les relations avec les organismes publics ou les matières fiscales, sous réserve d'un champ et de conditions définis.

e) Pouvoirs spéciaux par matière. Un gérant peut recevoir le pouvoir de négocier des échelonnements fiscaux ou d'embaucher du personnel dans des limites précises, à condition d'être dûment autorisé et de respecter les matières réservées aux associés ou à d'autres organes.

La répartition des responsabilités complète les limites : elle donne aux gérants assez d'autonomie pour travailler sans supprimer les contrôles nécessaires.

Comment la clause de gestion fonctionne-t-elle en pratique ?

Une clause de gestion ne remplit son rôle que lorsqu'elle produit des effets dans le monde réel — figurer sur le papier ne suffit pas. Trois points méritent l'attention :

1. Enregistrement et publicité des pouvoirs. Les nominations et modifications doivent respecter les formalités et exigences d'enregistrement applicables. Une société commerciale à São Paulo s'enregistre à la JUCESP ; la sociedade simples a ses propres règles de registre. L'article 1.154 permet de prouver qu'un tiers connaissait un acte avant son enregistrement, sous réserve aussi de dispositions légales spéciales. Les banques et cocontractants doivent recevoir les documents à jour ; il est inexact de dire que tout arrangement non enregistré est toujours inefficace.

2. Responsabilité personnelle des gérants. L'article 1.016 prévoit la responsabilité pour les dommages causés par faute dans l'exercice des fonctions de gestion. La répartition des responsabilités aide à identifier les devoirs et les comportements, mais n'exclut pas automatiquement la responsabilité ni les devoirs inhérents à la fonction.

3. Excès de pouvoir et tiers de bonne foi. Un acte excédant les limites internes peut créer un litige sur son caractère obligatoire pour la société. La représentation, le comportement des parties et la bonne foi du tiers exigent une évaluation. La société peut être liée, sans préjudice d'un recours contre le gérant. Enregistrer les actes et communiquer les limites réduit les risques sans conférer d'immunité.

Un exemple pratique : la clause chez Tech Move Ltda.

Imaginez la société fictive Tech Move Ltda., avec deux associés à 50 % : Bruno, qui gère les ventes et la relation client, et Carla, qui gère les finances et l'administration. Une structure adaptée à leurs rôles pourrait prévoir :

  • Bruno gère le domaine commercial et opérationnel et peut conclure des contrats avec clients et fournisseurs jusqu’à 50 000 R$ par acte (une clause qui donne des pouvoirs, mais avec un plafond qui les limite).

  • Carla gère le domaine financier, avec pouvoir exclusif sur les opérations bancaires courantes jusqu’à 30 000 R$.

  • Au-delà des seuils monétaires et pour les opérations sensibles identifiées dans le contrat social, les signatures conjointes sont exigées, ainsi qu'une résolution des associés le cas échéant. L'admission de nouveaux associés exige également les formalités sociétaires pertinentes.

  • Si un gérant est absent, l'autre assume temporairement les attributions expressément autorisées, dans les limites et la période spécifiées.

  • Ils sont tous deux interdits de consentir un aval ou un cautionnement au nom de la société sans résolution conjointe (une limite absolue).

Les montants ne sont que des exemples. L'objectif est de combiner efficacité, contrôle et responsabilité grâce à des documents cohérents et à l'enregistrement. L'arrangement ne garantit ni l'absence de litiges ni ne remplace l'analyse juridique de la société.

Les erreurs les plus fréquentes (et les plus coûteuses)

  • Contrat social silencieux ou générique, comme « gestion par les deux associés » sans dire s'ils agissent individuellement ou conjointement. L'ambiguïté rend les pouvoirs et les contrôles plus difficiles à vérifier.

  • Exiger des signatures conjointes pour tout. Cela paralyse l'exploitation et pousse la société vers l'informalité — les associés commencent à contourner leur propre charte.

  • Ne pas prévoir l'absence d'un associé. La société devient otage d'une signature indisponible.

  • Copier d'anciens seuils de vote sans les revoir. Les références légales obsolètes doivent être distinguées des seuils plus élevés valablement convenus.

  • Ne pas enregistrer les changements. L'absence de publicité et de documents à jour augmente les risques de représentation et les litiges potentiels avec les tiers.

  • Confondre le contrat social avec le pacte d'associés. Le contrat social contient des matières soumises à l'enregistrement public. Le pacte peut développer des modalités de vote, de sortie, de préemption et d'évaluation des parts ; il doit être cohérent avec le contrat social et respecter les formalités requises pour les effets voulus sur la société et les tiers.

Liste de vérifications : ce qu'une bonne clause de gestion doit trancher

Avant de signer, le contrat social doit clarifier :

  • Qui sont les gérants et comment ils ont été nommés (dans le contrat social ou par acte distinct).

  • Quels domaines et pouvoirs sont assignés à chaque gérant.

  • Ce que chaque gérant peut signer individuellement, et jusqu'à quel montant.

  • Quels actes exigent des signatures conjointes ou une résolution des associés.

  • Quels actes sont interdits ou exigent une autorisation.

  • Ce qui se passe lorsqu'un gérant est absent.

  • Comment — et selon quel quorum — un gérant est nommé et révoqué.

  • Comment la clause se coordonne avec le pacte d'associés et les procurations.

Questions fréquentes sur la clause de gestion

Un associé peut-il signer seul un contrat au nom de la société ?

Cela dépend du pouvoir de représenter la société et de l'étendue des pouvoirs conférés. Pour une limitada, vérifiez le contrat social, la nomination et les règles applicables. Être associé ne confère pas en soi un pouvoir illimité. L'article 1.013 régit la gestion séparée dans la sociedade simples et peut s'appliquer à titre supplétif, mais ne remplace pas l'analyse des règles propres à la limitada.

Que se passe-t-il si le contrat social ne contient pas de clause de gestion ?

L'omission exige de vérifier le type de société, les nominations et les règles supplétives. Dans une limitada, l'article 1.060 prévoit des gérants nommés dans le contrat social ou par acte distinct. Le silence ne signifie pas que tout associé peut contracter sans limites. Le pouvoir individuel, les actes conjoints et les matières réservées aux associés doivent être expressément définis.

Où — et selon quel quorum — la clause de gestion est-elle modifiée à São Paulo ?

Une modification du contrat social d'une société commerciale à São Paulo s'enregistre à la JUCESP. Depuis la loi nº 14.451/2022, l'article 1.076 fixe une exigence légale de votes représentant plus de la moitié du capital social pour les modifications. Les clauses valables du contrat, les formalités de décision et les effets de l'enregistrement doivent être vérifiés ; le pourcentage seul ne suffit pas.

Faut-il un avocat pour modifier la clause de gestion ?

Le Manuel DREI d'enregistrement des sociétés à responsabilité limitée indique que le visa d'un avocat n'est pas obligatoire pour les modifications du contrat social. L'exigence générale pour la constitution et l'exemption pour ME et EPP sont des questions différentes. Bien que le visa ne soit pas requis pour enregistrer une modification, le conseil juridique est recommandable pour rédiger de manière cohérente pouvoirs, limites, approbations et règles de représentation.

Quelle est la différence entre la clause de gestion et le pacte d'associés ?

La clause de gestion fait partie du contrat social et fixe les pouvoirs de gestion et de représentation sous réserve des formalités applicables. Le pacte d'associés est un document distinct qui peut détailler le vote, la sortie, la préemption et les modalités d'évaluation. Ils doivent être coordonnés : la confidentialité ne supprime pas les formalités requises pour certains effets sur la société ou les tiers.

Des règles claires pour gérer et représenter la société

Des litiges peuvent naître d’attentes non documentées : qui pouvait décider, pourquoi une opération a été signée ou qui devait agir pendant une absence.

Une clause bien préparée transforme ces questions en procédures vérifiables. Elle cherche à allier souplesse opérationnelle et sécurité juridique, sans remplacer les contrôles opérationnels ni garantir qu'aucun litige ne surviendra.

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Renato Falchet
Rédigé et révisé par

Renato Falchet

Associé fondateur de Falchet e Marques (OAB/SP 344.334). Il est titulaire de diplômes de troisième cycle en droit des affaires (FGV) et en droit des successions (PUC-Campinas), et conseille en droit des affaires et des sociétés, contrats et protection des données, avec un accent sur la planification patrimoniale et la succession d'entreprise. Il explique les questions juridiques de manière claire et directe.

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